Colloques

TOUTES LES COMMUNICATIONS DU COLLOQUE INTERNATIONAL

Les Agricultures Urbaines Durables : Vecteur de Transition écologique !

Le congrès international « Agriculture urbaine durable : vecteur de la transition écologique » organisé par les laboratoires CERTOP et LISST a réuni à Toulouse en 2017 les acteurs de l’agriculture urbaine (enseignants, chercheurs, politiques, étudiants, entreprises et associations) pour présenter, discuter et questionner les différentes formes et fonctions de l’AU. 6 sessions thématiques complémentaires ont été organisées : exposés, posters, tables rondes, visites de sites et événements scientifiques et sociétaux accessibles en langue des signes.

Le colloque international UA&ET-2017 a réuni environ 300 participants (chercheurs, étudiants, professionnels, associations, élus, grand public) avec la volonté de promouvoir l’agriculture urbaine (AU), discipline scientifique robuste et très innovante, terrain fertile pour le continuum « Recherche-Formation-Développement », et surtout vecteur de transition écologique en Région et à l’échelle globale, vers une réduction des inégalités écologiques. La Terre sera-t-elle demain en mesure de nourrir une population urbaine toujours grandissante ? Aujourd’hui, 54% de la population mondiale vit en ville, un chiffre qui pourrait doubler d’ici 2050. Dans un tel contexte, l’agriculture urbaine est-elle la solution sanitaire, sociale et alimentaire de demain ? Longtemps considérée comme un phénomène de mode, elle s’installe progressivement en France et dans le monde. Aujourd’hui, bien plus qu’une simple tendance, l’agriculture urbaine (AU) devient une vraie prise de conscience, en renforçant en particulier les liens entre urbains et périurbains. Le « vert » se met au service du bien-être social, de la santé environnementale et à long terme, l’agriculture urbaine est envisagée comme une réelle solution assurant alimentation durable et solidarité. Les poumons verts des villes ont décidément la côte !

A Toulouse, ces nouveaux modes et espaces de production/formation/agrément rencontrent un succès grandissant avec notamment l’explosion des jardins partagés et le développement de zones agricoles de proximité où des pratiques agro-écologiques sont mises en oeuvre.

Session 2 - L'agriculture dans les projets urbains

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Auteurs : Olivier Bories, MC Géographie-Aménagement de l’espace // Jean-Michel CAZENAVE, Chargé de projet en audiovisuel // Jean Pascal FONTORBES, MC HDR en cinéma // Anne-Marie GRANIE, PR émérite en sociologie.

 – UMR 5193 LISST Dynamiques Rurales –

RÉSUMÉ

Le jardin installé en 2013 sur le toit de la Clinique Pasteur à Toulouse fait parti des rares expériences françaises d’agriculture urbaine « suspendue ». 500 m2 de surface potagère recouvrent la toiture de cet établissement de santé spécialisé en cardiologie et engagé dans une politique de développement durable. L’objectif de production n’est pas au coeur des motivations même si le jardin permet de récolter plus de 400 kg/an de légumes et de fruits dont profitent les personnels et les patients. Les intentions sont aussi sociales et thérapeutiques.

Le jardin potager sur le toit de la clinique Pasteur est une action emblématique des nouvelles façons d’introduire et de faire de l’agriculture en ville. Il interroge les manières de participer à la « ruralification » de la ville. Il questionne l’émergence d’un nouveau dialogue urbain/rural et la concrétisation d’une hybridation ville-campagne en construction. 

La proposition de communication s’inscrit dans un programme de recherche conduit en interdisciplinarité au sein de l’UMR LISST Dynamiques Rurales en partenariat avec la clinique Pasteur. L’étude réalisée s’est intéressée d’une part au jardin comme outil symbolique du rapprochement géographique de la ville et de la campagne (proposition paysagère), mais aussi du citadin avec l’agriculture. D’autre part elle s’est centrée sur l’observation et l’analyse des pratiques et des interactions sociales entre les acteurs qui s’y investissent, par conséquent s’est intéressée au système de représentations individuelles et collectives.

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Auteurs : Hélène Douence (MCF en géographie) et Danièle Laplace-Treyture (MCF en géographie)

Laboratoire Passages (UMR 5319 – Université de Pau et des Pays de l’Adour

RÉSUMÉ

L’agriculture s’installe aujourd’hui dans la ville, essentiellement au titre d’espaces de nature participant ainsi de son « reverdissement » au nom de la biodiversité (jardins et vergers collectifs, pâturages urbains, ruchers sur les toits,…). Mais de plus en plus, ses fonctions sociales, nourricières, ou en soutien d’une économie locale sont aussi reconnues. Le développement de l’agriculture urbaine dans les villes françaises, et plus largement dans les pays du Nord, atteste donc d’une dynamique complexe positionnant les collectivités urbaines dans une double tension : par le bas, l’émergence d’une multiplication d’initiatives citoyennes soutenant une diversité de formes et de revendications (lien social et vivre ensemble, insertion et droit à l’alimentation, lutte contre la bétonisation et la mal bouffe,…) ; par le haut, l’injonction d’un cadre législatif et réglementaire aux applications complexes (nature en ville et biodiversité, valorisation des circuits courts alimentaires, projet alimentaire territorial, participation citoyenne, Agenda 21…). Dans ce paysage foisonnant d’initiatives individuelles et collectives, publiques et privées, les collectivités tentent alors de trouver une cohérence, ou tout au moins, des articulations possibles, afin d’accompagner, d’encadrer, voire de piloter ces démarches.

Cette communication s’appuie sur le cas de la ville de Pau, ville moyenne du Sud Ouest de la France, inscrite dans une Communauté d’agglomération d’environ 162 000 habitants, et exploite tout particulièrement les résultats d’une enquête auprès des services de cette collectivité visant d’une part, la réalisation d’un inventaire de leurs actions en faveur de l’agriculture urbaine et, d’autre part, la collecte des représentations liées à la définition de l’agriculture urbaine.

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Auteur : Isabelle Duvernoy, INRA, umr 1248 Agir et chercheuse associée umr 5193 Lisst- Dynamiques Rurales. Liliane Sochacki, Université de Toulouse, umr 5044 Certop

RÉSUMÉ

 

La plaine maraichère que nous étudions est située dans une boucle de la Garonne, dans une zone classée pour les risques d’inondation. Parcelles cultivées, parcelles à l’abandon et habitations s’y cotoient. Elle est surtout entourée d’espaces d’habitations, sous formes de lotissements anciens mais aussi de quartiers nouveaux, en surplomb. Enfin, elle est entourée d’espaces ouverts publics (zone verte et de loisirs, jardins familiaux). Cette plaine est située dans les projets d’écologisation (préservation de la biodiversité, restauration de la qualité des milieux….) et dans les projets alimentaires urbains de plusieurs collectivités : la commune, la métropole.

Cette communication présentera les premières études de la diversité des usages de cette plaine et des formes de coexistence entre ces usages, suivant le cadre d’analyse évoqué. Elle questionnera les aménagements de l’espace présents ou programmés dans l’optique de comprendre les formes actuelles de publicisation de cet espace ouvert.

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Auteurs : Giulia GIACCHÈ – Ingénieure de recherche, UMR CNRS 6590 ESO Espaces et sociétés, Université Rennes 2. Yvon LE CARO – Maître de conférences, UMR CNRS 6590 ESO Espaces et sociétés, Université Rennes 2.

RÉSUMÉ

Pour penser l’expérience habitante et les dynamiques des SAT dans un même mouvement, nous mobilisons trois corpus théoriques. D’une part l’approche territorialiste, en proposant de rapprocher les diverses composantes du territoire dans un processus de re-territorialisation des activités humaines (Dematteis & Magnaghi, 2016), permet de penser des modèles de développement local auto-soutenables, en donnant une place particulière aux habitants, qui prennent soin des lieux qu’il habitent parce qu’ils les connaissent et qu’ils les font leurs. D’autre part un ensemble de travaux d’économie et sociologie agri-alimentaire territorialité qui permettent de cerner les enjeux concrets et les systèmes d’acteurs dans des contextes urbains. Enfin la géographie sociale qui nous incite à ne pas isoler les questions agri-urbaines des relations de pouvoir qui sont au fondement d’espaces d’agriculture urbaine (AU) « en transactions » (Séchet, Garat & Zeneidi, 2008).

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Auteur : Elise GÉNOT, chef de service / Service Valorisation du Patrimoine Naturel, Paysager et Agricole

Direction de la nature

RÉSUMÉ

Les espaces naturels et agricoles représentent environ la moitié de la superficie des 58000 hectares de Bordeaux Métropole. L’agriculture mobilise 5800 hectares (Surface Agricole Utile) le potentiel global est estimé à 7000 hectares. 180 exploitations développent tous types de productions : céréales, maraichage, viticulture, arboriculture, élevages…

La gouvernance alimentaire, une politique intégrée de l’agriculture à l’alimentation

La ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole se sont associées en 2015 pour participer à une démarche pilote initiée par la DREAL Aquitaine afin de réfléchir en atelier à la constitution d’un projet alimentaire territorial et de structurer une politique de gouvernance alimentaire. Cela a permis de constituer des groupes de travail internes (nature, urbanisme, développement durable, marchés publics, régie des restaurants…) ou externes (une quarantaine de partenaires). Grâce à l’accompagnement de l’IUFN (International Urban Food Network), cela a donné lieu à une feuille de route autour de thématiques majeures : préservation du foncier agricole et installation de nouveaux exploitants, favoriser les circuits courts, faciliter la logistique d’approvisionnement, sensibiliser, former et mettre en réseau les acteurs…

En 2013 la Métropole a soutenu la création d’un carreau bio et local sur le MIN de Bordeaux (Loc’Halle Bio). En 2015 la Métropole a réalisé une carte « manger local » recensant les agriculteurs en vente directe et les autres réseaux de circuits courts (drive fermier, AMAP…). En 2016, la Métropole a ratifié le Pacte de Milan et envisage la création d’un Conseil consultatif de gouvernance alimentaire en 2017. De son côté la ville de Bordeaux est lauréate pour son Projet alimentaire territorial en 2017.

La voie de l’autoproduction, même si elle ne ressort pas directement de l’activité économique agricole, est également prise en compte dans l’action métropolitaine, par le soutien aux projets de jardins collectifs.

Explorer de nouvelles formes de production

Bordeaux Métropole est également attentive à tous les projets innovants qui combinent agriculture, agroécologie, projets urbains, économie circulaire, lien social… : développement des petits élevages (poules, lapins …), qui répond à une demande des habitants, et peut avoir un impact positif sur d’autres compétences métropolitaines (opération « zéro gaspi, zéro déchet »…), « zone d’agriculture urbaine expérimentale » porté par le fonds de dotation Darwin, aquaponie, permaculture…

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Auteurs : Stefano Grando and Luca Colombo, FIRAB (Italian Foundation for Research in Organic and Biodynamic Agriculture).

RÉSUMÉ

During a research conducted on land access in Rome for the EU project TRANSMANGO2, we analyzed the CRAT mobilisation and the perspectives of new and still would-be farmers. A scenario workshop was organised to explore criticalities and challenges for a more democratic, effective land access and urban agriculture policy, through a participated strategic planning exercise. This paper describes the results of this planning. Goals and action points emerging from the workshop discussions are analyzed, and some suggestions are offered with regard to possible policy measures and activists’ agendas.

Session 3 - Environnement & Santé

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Auteur : Annabelle AUSTRUY

 – Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions –

RÉSUMÉ

Impacts environnementaux et sanitaires, transfert sol/plante/atmosphère des polluants, notion de biodisponibilité,… Étude réalisée sur les 6 zones urbaines du territoire de IOP, traitements et analyses des échantillons de sol et végétaux, résultats de l’étude.

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Auteur : J. MASSÉ (IMT Lille-Douai)

 – IMT, Université de Lille, École Mines-Télécom –

RÉSUMÉ

Étude et retours d’expériences sur la création d’un jardin collectif : jardin urbain sur le site de l’usine « Fives Cail Babcock » délaissée, étude sur dépollution du site, analyses réalisées et solutions proposées.

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Auteurs : Rabia BADREDDINE (INERIS), Camille DUMAT (CERTOP, INP-ENSAT), Philippe BRANCHU (Cerema), Nathalie Velly (INERIS)

 – CEREMA, INERIS, INP-ENSAT –

RÉSUMÉ

Avoir une vision générale de la qualité des sols et légumes cultivés en milieu urbain :

  • impact des retombées atmosphériques,
  • impact des terres d’apport ;
  • impact des activités antérieures,
  • impact des aménagements 

Evaluer les risques sanitaires associés au jardinage.

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Auteurs : Li ZA, Lu HP, Zou B, Zhuang P, Li YW

 – South China Botanical Garden, Chinese Academy of Sciences

RÉSUMÉ

Background of remediation techniques for contaminated farmland, comparison of Cd immobilization effect among different silicates, application dose of CaSiO3 for immobilizing Cd in farmland soil, supplement of Zn and Mn in 4 CaSiO3 treated soil.

Session 4 - Économie circulaire

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Auteurs : Cyril ADOUE (Consultant INDDIGO), Bruno LHOSTE (Pdg INDDIGO), Nathalie BOYER (DG Association ORÉE)

RÉSUMÉ

Retours d’expériences sur l’économie circulaire et les villes : le projet de l’agglomération du Grand Paris Sud Seine-Essonne. 

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Auteurs : Guillaume MOREL-CHEVILLET, chargé de mission ASTREDHOR.

RÉSUMÉ

L’Institut technique de l’horticulture Astredhor est au service de la filière du végétal : l’économie circulaire au coeur des projets d’Agriculture Urbaine, la proximité producteurs-consommateurs, le recyclage des déchets organiques et de l’eau, l’optimisation du foncier,…

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Auteur : Laure VIDAL-BEAUDET

 – AGROCAMPUS OUEST for the Consortium SITERRE –

RÉSUMÉ

Project SITERRE

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Auteurs : Fanny Augis, Amélie Robert, Jean Louis Yengué, Mikael Motelica, Edmond Hien, Alain Sanou.

Université de Tours / Université d’Orléans / CNRS / INRA / IRD / MONTPELLIER SUDAGRO / Université OUAGA

RÉSUMÉ

Dans les villes africaines, la paupérisation des citadins s’accompagne d’une insécurité alimentaire qui pousse de nombreux citadins à pratiquer une agriculture qui prend la forme de productions végétales (vivrière et horticole) et de petits élevages (Mougeot, 2006). Les productions qui en résultent occupent une place croissante dans l’économie des ménages les plus fragiles, dans l’approvisionnement de la ville aussi. Elles devancent les productions importées des zones rurales et de l’étranger, notamment pour les produits périssables comme les légumes feuilles, les fruits, etc. (Dongmo et al., 2005 ; Temple et Moustier, 2004). Le sous-développement des transports et l’inefficacité du système de commercialisation des produits agricoles ont en effet augmenté l’importance de cette agriculture urbaine.

Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, est particulièrement concernée : les surfaces agricoles ont progressé de 255 %, entre 1996 et 2009 (Kêdowidé, 2011). Malgré tout, dans cette ville, l’agriculture se heurte à des difficultés. En raison d’un sol pauvre (affleurement latéritique) et d’un climat sec, elle est fortement dépendante de la ressource en eau et des amendements organiques (Kêdowidé et al., 2010). Or, elle est surtout pratiquée par les populations les plus pauvres qui utilisent les ressources les plus accessibles (en termes de coût et de proximité géographique).

Comment l’agriculture s’insère et se maintient-elle alors à Ouagadougou ? Quel rôle joue-t-elle ? Dans le cadre d’un programme de recherche financé par le Réseau National des Maisons des Sciences de l’Homme – AURA (Agriculture urbaine en Afrique) –, nous nous sommes intéressés aux relations qu’entretiennent l’agriculture et la ville de Ouagadougou, en termes de pratiques, de production et en interrogeant particulièrement le rôle de l’agriculture dans l’assainissement de la ville. Nous avons réalisé des observations et des relevés de terrain sur deux sites de maraîchage, agriculture la plus rependue dans l’agglomération de Ouagadougou. Nous les avons associés à des entretiens menés auprès de responsables burkinabè et surtout de Ouagalais rencontrés sur les sites sélectionnés. Les premiers résultats de cette recherche, qui seront présentés dans cette communication, montrent le rôle majeur du maraîchage à Ouagadougou : il se révèle être une activité essentielle à la ville.

Session 5 - Transition écologique

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Auteur : Toulouse Métropole.

RÉSUMÉ

Projet agricole métropolitain et actions pilotes.

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Auteurs : Giorgio Pizzaiolo, Rita Micarelli, Professeurs à l’IIAS (International Institute for Advanced Studies in System Research and Cybernetics).

RÉSUMÉ

This holistic vision leads to a new configuration of Landscape City, rural and urban at the same time, where complex social dynamics interact to turn the present situation into a new condition, rural and urban at the same time where the Rural Contexts (partially abandoned or hyper exploited) and the small urban dwellings (peripheral urban fabric) could be re-organized as landscape ambits (villages, mountain, hill, plane, underground water and wet areas mutually linked and ecologically integrated) where the contemporary rurality and the urban activities co-exist and create a new quality of life within a new evolutive bioregion the Group of citizens, expert and promoters of the Filiera Corta Market, could propagate and intensify their activities as territorial Project Laboratories . Their purposes could be referred to the whole municipal territory and interweaved with the other activities already in course. The interaction of all these initiatives could assume a new aesthetic, educational, economic and experiential configuration as Capannori Landscape/ City.

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Auteurs : Dumat C., Sochaki L., Messina M., Dupouy D., Schreck E.

INP-ENSAT / CERTOP / CNRS /JARDINS COLLECTIFS DE MONLONG/JARDINS COLLECTIFS DE TOURNEFEUILLE/GET/OMP/UNIVERSITÉ DE TOULOUSE / IRD

RÉSUMÉ

La prise de conscience par les urbains de l’importance cruciale des lieux d’humanités en ville tels les jardins collectifs, d’une alimentation de qualité, de la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité, participe au développement de l’AU comme vecteur d’écologie démocratique. Cependant, des pollutions sont souvent observées dans les zones urbaines (Mitchell et al, 2014). De nombreux produits chimiques peuvent circuler ou s’accumuler dans les sols urbains (Schwartz, 2013) et les cultures (Xiong et al., 2017). En raison de la complexité des mécanismes biogéochimiques impliqués dans le transfert de substances dans les écosystèmes terrestres, les scientifiques peuvent rarement répondre simplement aux questions concernant l’exposition humaine aux polluants (Goix et al., 2015).

Comment arbitrer les usages des sols urbains sur des critères de « qualité » ? Pour avancer de façon pertinente sur cette question, le préalable indispensable est de progresser sur l’articulation entre savoirs & savoirs faire, et également de promouvoir les conditions de la confiance et du respect entre les acteurs.

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Auteurs : A. Rixen, P. Scheromm, L. Laurens, N. Hasnaoui, C. Soulard.

UMR Innovation, INRA-CIRAD-SupAgro Montpellier

RÉSUMÉ

La transition écologique est « un nouveau modèle économique et social…qui renouvelle nos façons de consommer, de produire, de travailler, de vivre ensemble » (Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, 2015). Dans un but de développement durable, elle fait appel à la fois aux innovations techniques (transformation des modes de production) et aux innovations sociales (de nouvelles formes de gouvernances, de nouvelles manières d’agir, de produire, et de consommer). Dans le secteur agricole et alimentaire, cette transition s’articule autour du concept de « transition agroécologique », axé sur trois grands objectifs : rendre les modes de production plus respectueux de l’environnement ; relocaliser le système agro-alimentaire ; et créer du lien entre les acteurs des territoires pour mieux répondre aux enjeux locaux (Duru et al., 2014). Cette transition est un défi particulier dans les zones périurbaines qui, confrontées à une forte pression urbaine, doivent non seulement inventer de nouvelles manières « de produire et de consommer », mais aussi trouver des solutions innovantes face à un enjeu fondamental : la préservation et remise en valeur du foncier agricole.

Le projet Abeille vise à documenter, accompagner et dynamiser des initiatives agroécologiques sur des territoires périurbains autour de Montpellier et Nîmes. Il explore la façon dont les acteurs territoriaux mettent en oeuvre et articulent les dimensions de l’agroécologie : alimentation, production et développement territorial.